COVID 19: Mesures économiques et sociales à Valence Espagne

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L’année 2019 s’est soldée par un taux de croissance en Espagne de plus de 2%, au delà de la moyenne européenne. Les dégâts provoqués par la crise financière de 2008 se résorbaient lentement chaque année. Certes la situation financière s’améliorait mais le taux de chômage restait proche de 14% et l’endettement global a 95% de son PIB. Alors qu’elle tablait sur une croissance de 1.6% en 2020, survint la crise sanitaire du COVID 19. Aujourd’hui, on ne parle plus de croissance mais de récession. 

L’ Espagne dispose d’une économie  basée principalement sur les services ( banque et tourisme) pour les 3/4 de son PIB et d’une industrie ( textile , métallurgie) représentant environ 20% du PIB. En confinant la population, les secteurs des services non essentiels et l’industrie ont mis un genou à terre. Pour maintenir à flot, un système à l’arrêt, le gouvernement a décidé d’ouvrir les vannes, quitte à aggraver les déficits du pays.

Dans un contexte politique instable et très contesté, la note risque d’être lourde dans une Espagne encore très fragile, disposant de moins de marges de manœuvre qu’en 2008. Détaillons ensemble, les mesures  économiques et sociales, mises en place par le gouvernement et les régions autonomes. D’autres mesures devraient rapidement intervenir. Enfin, consultez notre page sur l’impact du COVID 19 sur le marché immobilier à Valence Espagne.

 

drapeau espagnol

Coronavirus: Les mesures économiques en Espagne.

Les mesures économiques mises en oeuvre par l’état sont assez similaires à celles qui ont été votées par ordonnances en France. Elles concernent principalement les entreprises, les particuliers et petites particularités avec l’aide aux régions autonomes. En effet, du fait de la régionalisation en Espagne, l’état a transféré des prérogatives sociales et sanitaires aux régions 

Les mesures pour les particuliers

Les principales mesures concernent les personnes vulnérables, disposant de faibles revenus ou dans des situations jugées précaires. 

– 600 millions d’euros ont été transférés aux régions pour le renforcement des actions sociales. Chaque région pourra au plus près adapter son aide aux plus démunis. 

– Obtention automatique d’un moratoire de 3 mois sur les échéances de remboursement de prêts immobiliers. Cette mesure concerne les ménages et les travailleurs indépendants en état de vulnérabilité économique.

– Un moratoire de trois mois sur tous les crédits à la consommation

– Création d’une ligne de crédit de  700 millions d’euros, dans une banque publique permettant de financer des reports de loyers pour les locataires les plus vulnérables. Ces derniers pourront rembourser ces crédits sur une durée de 6 années maximum.

– Arrêt de toutes les procédures d’expulsion en cours et interdiction de coupure de fournitures pour les secteurs de l’énergie et des télécommunications.

Le caractère social de ces mesures apparaît comme une forme de bouclier visant à protéger tous ceux qui vont rapidement sombrer dans les difficultés financières,  dès le début du confinement. 

Les mesures en direction des petites et moyennes entreprises.

Pour soutenir les entreprises en l’absence d’activité ou en forte baisse de facturation, l’état met à disposition des entreprises, un catalogue de mesures visant à alléger les sorties de trésorerie.

– Report des dettes fiscales pour les PME pendant un délai de 6 mois, a compter de l’ouverture du confinement,

– Simplification des procédures de recours au chômage technique en raison de la mise en place du plan d’urgence. En d’autres termes, les salaires et cotisations sociales attachées sont prises en charge à 100% pour les entreprises de moins de 50 salariés et à 75% pour les autres.

– restriction des licenciements pour des motifs de force majeure ou pour des causes économiques en lien avec le Coronavirus,

– Possibilité de report de paiement des échéances de sécurité sociale pour la période de mars à juin 2020, sans pénalités de retard,

-Interdiction de l’extinction des contrats de travail pour cause de force majeure ou économiques liées au COVID 19,

– Versement pour les travailleurs indépendants ayant une baisse d’activité d’au moins 75% par rapport au dernier semestre, d’une indemnité plafonnée à 70% de la base sécurité sociale,

– Déblocage de 100 milliards d’euros pour obtention de crédit garantis par l’état auprès des entreprises qui en feront la demande auprès de la banque publique ICO

– Des lignes de garanties complémentaires à hauteur de 2 milliards d’euros pour les entreprises qui continuent d’exporter leurs biens.

Ces mesures ressemblent fortement à celles qui ont été mises en place en France pour soutenir le tissu d’entreprises. Bien évidemment, toutes ces dépenses vont augmenter le déficit structurel du pays. Les instances européennes de contrôle ont déjà admis que la crise sanitaire nécessitait une pause dans la lutte des déficits.

 

les mesures économiques en Espagne

COVID 19 : Les mesures complémentaires en préparation.

Dans un contexte de crise économique lié à la crise sanitaire, le gouvernement de coalition de gauche en Espagne, réfléchi ouvertement à la mise en place d’un revenu minimum pour les plus précaires. L’Espagne pourrait être le premier pays européen à mettre en place cette solution pour endiguer les effets dévastateurs de la crise et éviter un naufrage social.

Pourquoi mettre en place un revenu minimum en Espagne ?

Du fait de la crise sanitaire, nombre de foyers espagnols ont perdu leur emploi. Dès lors, ils se trouvent dans l’incapacité de payer leur loyer ou de faire face à leurs dépenses alimentaires. La crise de 2008 n’a pas encore résorbé tous ses effets. Beaucoup d’emplois précaires ont été crées ces dernières années. L’arrêt de l’économie et la fermeture d’activités non essentielles ont aggravé  la situation de millions d’espagnols. La mise en place d’un revenu minimum, permettrait de sauvegarder un socle social structurant.Environ 10 millions de citoyens espagnols sont aujourd’hui proche du seuil de pauvreté. Il apparaît donc vital de trouver une solution rapide alors que le pays est déjà fortement endetté. 

A combien pourrait s’élever le revenu minimum ?

A ce jour, le gouvernement espagnol n’a pas encore fixé définitivement le montant de ce revenu minimum. Les pistes avancées tournent au tout de 450 euros mensuels.Cette décision pourrait par ailleurs, s’inscrire dans le long terme et pas seulement pour la durée de la crise sanitaire. En effet, la coalition de gauche, envisage de l’installer comme un dispositif permanent. Cela permettrait de lutter contre la pauvreté rampante et assurer un socle de consommation à minima. 

Evidemment cette mesure présente un coût exorbitant de plusieurs centaines de milliards. C’est une question de choix de société qui se présente à l’heure actuelle et qui ne touche pas que l’Espagne. En effet, les Etats Unis, sans le dire, ont octroyé aux plus vulnérables des aides mensuelles de 1 000 dollars.  Cela revient à faire la même chose. Sur le plan philosophique, d’autres pays commencent aussi à y réfléchir comme la grande Bretagne. Les systèmes de solidarité qui existent dans beaucoup de pays sont poussés dans leurs retranchements.

Le financement de cette mesure pose problème, surtout s’il s’installe définitivement dans le paysage social. Il est probable que les ménages les plus aisés et les grandes entreprises  seront mises à contribution. Si la consommation s’en trouve renforcée, cela permettra d’en absorber une partie mais l’impact net risque d’être douloureux dans les années à  venir.

L'Espagne et économie

Conclusion

Outre le fait qu’elle est l’un des deux pays européens les plus touchés par le nombre de décès liés au Coronavirus, L’Espagne essaye de s’adapter et de limiter les dégâts économiques. Les mesures déjà engagées se chiffrent en centaines de milliards alors que le pays est très endetté. L’une de ses sources de richesses est le tourisme. Les premières mesures laissent à penser que ce n’est pas en 2020, que les touristes vont aider le pays à se relever. 

Les inconnues de demain le sont pour  la grande majorité des pays européens. Pour y faire face, le gouvernement pense a la mise en place d’un revenu minimum universel. Pas sur que cela suffise dans un premier temps. Mais l’Espagne c’est aussi le soleil, la douceur de vivre et la cohésion familiale. Les espagnols ont dans le passé surmonté des périodes tout aussi difficiles. Il est à parier qu’ils sauront faire les efforts nécessaires pour retrouver de la croissance et du sourire.

Pour plus d’informations pratiques sur le COVID 19, vous pouvez aussi consulter la page de l’ambassade de France en Espagne.

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